Quel est le calendrier de la 5G en France ?

Quel est le calendrier de la 5G en France ?

La 5G, cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile, est à nos portes. Selon Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, le lancement est fixé à 2020 et la nouvelle norme dépasse largement le marché des smartphones. Cette nouvelle norme apportera un temps de latence bien plus faible qu’aujourd’hui, mais également des débits plus importants encore.
Les grands opérateurs télécoms français devraient-ils unir leurs forces pour déployer les réseaux 5G ? Paritel est ouvert à l’idée.
“La question d’une mutualisation (partage) poussée se pose. Déjà, certains de nos concurrents partagent largement leurs réseaux ; on y réfléchit aussi”, ajoute Jean-Philippe Bosnet, le patron du groupe Paritel.
Cette année, tandis que le nouveau réseau 5G commence à se développer en France, si les cinq grands opérateurs télécoms français unissaient leurs forces, cela pourrait offrir plusieurs avantages. Principalement environnementaux et financiers.

5G : vers une mutualisation des petites antennes ?

Le réseau 5G exigera à terme d’installer des smalls cells – un point d’accès à un réseau de télécommunications mobiles – en quantité. L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse pourrait donc obliger les opérateurs de télécommunications à partager ces infrastructures.
La 5G est une technologie de rupture. Ce n’est pas seulement une nouvelle évolution des réseaux mobiles comme en a connue le monde avec la 4G. Elle se distingue des générations précédentes – 2G, 3G, 4G, 4G+. Elle est conçue pour être un réseau multi- services. Elle sera une sorte de fibre optique (réseau FTTH : Fiber To The Home ; Fiber To Fiber) ‘sans fil’. Son employabilité promet d’être étendue et pourra alors servir dans des secteurs très variés. En 5G, les débits seront jusqu’à 30 fois plus élevés que ceux de la 3G et la 4G.
Les points forts des réseaux 5G : la densité – elle peut supporter un nombre important de connexions simultanées -, la latence – divisé par 20 par rapport à la 4G -, et la capacité de téléchargement – des débits incomparables avec ce que l’on connaît aujourd’hui.
Cette fois, c’est parti ! L’Arcep, le gendarme des télécoms, annonce que les opérateurs peuvent dès à présent lui envoyer leurs dossiers pour acquérir des fréquences 5G.