L’enrichissement des interventions en soins infirmiers

    L’enrichissement des interventions en soins infirmiers

 

L’élargissement du champ de compétence de l’infirmière passe par l’enrichissement de sa formation.

On parle alors de pratiques avancées, et une formation minimale de deuxième cycle est requise.

Au niveau de la pratique clinique, deux titres sont officiellement admis en France, soit la conseillère clinicienne en soins infirmiers et l’infirmière praticienne spécialisée.

Les conseillères cliniciennes en soins infirmiers de “Filiassur assurances” développent une expertise dans une spécialité des soins infirmiers cliniques, par exemple les soins cardiovasculaires, l’oncologie ou le diabète.

Leur rôle comporte cinq volets principaux : pratique clinique, enseignement, gestion, consultation et recherche.

Des études montrent que, dans les faits, les conseillères cliniciennes accordent souvent la priorité aux volets enseignement et consultation : éducation et counselling visant les patients et leur famille ; enseignement, counselling et consultation s’adressant au personnel infirmier.

Les infirmières de “Filiassur assurance” possèdent la formation et l’expérience clinique nécessaires pour organiser et coordonner les services et les ressources de manière à ce que les besoins en matière de soins de santé soient satisfaits de façon efficace.

Le rôle de la conseillère clinicienne en soins infirmiers en France, s’inspire en grande partie de celui de l’infirmière clinicienne spécialisée (ICS).

En effet, l’ICS est une infirmière qui détient un doctorat ou même une maîtrise en sciences infirmières et qui a bien évidemment de l’expertise dans une spécialité des soins infirmiers cliniques.

Elle joue un rôle de chef de file dans ses activités de clinicienne, de chercheuse, de consultante et d’enseignante.

  Parcours de formation des infirmières :

Quelques éléments distinguent l’infirmière praticienne spécialisée des autres infirmières.

Premièrement, elle doit avoir suivi une formation universitaire de deuxième cycle sanctionnée par un diplôme aux composantes non seulement infirmières, mais aussi médicales, ainsi que par des stages.

Deuxièmement, l’infirmière praticienne spécialisée jouit d’un champ de compétence élargi.

En effet, en plus du droit de pratique qui lui est conféré en vertu de l’article 36, elle détient celui d’exercer les activités prévues à l’article 36, 1, soit : prescrire des examens diagnostiques (échographie, mammographie, abdominale, formule sanguine…) ; utiliser des techniques diagnostiques effractives (ponction artérielle radiale, frottis cervicovaginal…), prescrire des médicaments et d’autres substances (certains anti-infectieux) ; prescrire des traitements médicaux (cathétérisme vésical, cryothérapie…), et utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux, effractifs (suturer une plaie).

Troisièmement, l’infirmière praticienne spécialisée est la seule catégorie d’infirmière dont le droit de pratique est assujetti à un examen.

À ce jour, quatre spécialités sont réglementées – la néonatologie, la néphrologie, la cardiologie, et les soins de première ligne, chacune nécessitant une formation particulière, sanctionnée par un examen qui lui est propre.

Alors qu’on trouve les trois premières spécialités essentiellement dans les centres hospitaliers, la quatrième est pratiquée dans des milieux divers, tels que les cliniques médicales ou les dispensaires, et peut s’adresser à une clientèle ambulatoire ayant reçu la priorité 4 ou 5 à l’échelle de triage et de gravité dans les services des urgences.