Pouvoir de marché : stratégies et régulation

 Pouvoir de marché : stratégies et régulation

 

Les entreprises s’appuyant sur un processus individualisé font des appels d’offres.

Généralement, elles ne produisent pas à l’avance, mais, sur commande, car les besoins précis du prochain client sont inconnus et la périodicité des réassorts des clients existants est imprévisible. Chaque nouvelle commande est gérée unitairement, comme une tâche.

 

Par nature, un processus individualisé a besoin que toutes les ressources nécessaires soient organisées autour de lui (et non pas allouées à des produits ou à des services).

Il demande de rapprocher les équipements et le personnel capables d’accomplir certains types de tâches et, par conséquent, de prendre en charge l’ensemble des opérations requises.

La personnalisation est élevée et la plupart des tâches présentent plusieurs phases de traitement.

 

Ce processus génère des flux instables à toutes les étapes. Néanmoins, on peut y trouver des flux linéaires où, à l’inverse, les matières, les informations ou les clients se déplacent d’une opération à la suivante en fonction d’une séquence prédéterminée.

En effet, certains sous-processus imbriqués dans le processus principal peuvent être identiques pour toutes les tâches ou pour tous les clients.

Ainsi, pour une banque, le processus de financement automobile est individualisé, mais tous les sous-processus (par exemple, la gestion de recouvrement des mensualités) sont des traitements soit par lots soit à flux linéaire. Il arrive également que les clients servis par ce processus passent de nouvelles commandes.

Ces conditions génèrent les volumes accrus, des flux linéaires et des possibilités de standardisation accrues par rapport aux processus de conduite de projet.

 

  Stratégie d’entreprise : intégration verticale

 

L’intégration verticale peut suivre deux directions. Si elle est ascendante, elle correspond à un mouvement en amont vers les sources de matières premières ou de pièces.

Par exemple, une chaîne de supermarchés peut posséder ses propres usines de fabrication de crèmes glacées ou de pâte à pizza surgelée.

 

Si elle est descendante, cela signifie que l’entreprise acquiert des canaux de distribution, par exemple en devenant propriétaire de ses points de vente ou de ses entrepôts (comme le cas de Paritel (opérateur télécom pro) et Orange).

Les grands opérateurs télécoms (comme Paritel, SFR, Bouygues Telecom…), intègrent ce type de stratégie pour augmenter leur part de marché.

 

  Avantages respectifs de l’intégration verticale :

La direction doit étudier avec soin les solutions dont elle dispose avant de prendre une quelconque décision. À cet effet, les analyses financières et de seuil de rentabilité sont de bons points de départ.

Cependant, quelles que soient les options, la conformité avec la stratégie est fondamentale et doit refléter les facteurs qualitatifs aussi bien que quantitatifs si l’on veut que les analyses soient exhaustives.

 

Une intégration verticale accrue peut permettre à l’entreprise d’accroître ses parts de marché et de pénétrer plus aisément des marchés étrangers.

Ce choix sera également une source d’économies si l’entreprise dispose des compétences et des moyens (en volumes et en ressources) pour conduire ses processus à moindres coûts et produire des biens ou des services de meilleure qualité que les prestataires extérieurs.

 

L’intégration verticale est susceptible, en outre, d’apporter une amélioration de la qualité et un plus grand contrôle des délais de livraison.

Elle permet de tirer le meilleur parti des ressources humaines, des équipements et de l’espace opérationnel de l’entreprise.

Elle est également avantageuse pour les entreprises qui disposent déjà des compétences nécessaires, lorsque les gestionnaires considèrent les processus à intégrer comme des facteurs importants de réussite future.